Un projet gagnant-gagnant

 

En mars dernier, le Réseau des CIVAM normands a choisi de partager les témoignages de deux agriculteurs ayant choisi de mutualiser une partie de leurs moyens de production. Cela a permis l’installation de porteurs de projets dans des activités complémentaires à la leur. Pour le nouvel installé, l’investissement lié aux bâtiments et au matériel est limité. Il peut même parfois profiter des conseils et des clients de son hôte. Pour l’agriculteur qui accueille, la mutualisation a également plusieurs atouts : ne pas travailler seul, partager l’astreinte, diversifier les productions ou augmenter la résilience de la ferme.

2 témoignages en direct pour partager les expériences d'agriculteurs accueillant

Début mars, le Réseau des CIVAM normands a permis à des agriculteurs d'échanger sur la possibilité d'installer des porteurs de projets sur leur ferme. Lors de deux réunions en ligne, deux agriculteurs ont témoigné sur l’implantation sur leur ferme de porteurs et porteuses de projets.
Le premier, Clément, est un jeune éleveur de vaches laitières en bordure de Somme. Il s’inscrit dans une logique de partage de son expérience, d’une partie du foncier et des bâtis de son exploitation. Dans un bâtiment libre, il a permis l’installation d’une fromagerie. Son lait est vendu et transformé sur place par cette nouvelle entreprise indépendante. Pour Clément, la mutualisation s’est traduite par de meilleurs résultats économiques. En parallèle, il accompagne un éleveur ovin s’installant sur une partie de son foncier.


Un second échange en ligne a permis de découvrir le témoignage d’Emmanuel, éleveur de bovins lait dans la Manche. Il a mis 2 hectares à disposition d’un couple de maraichers. Son projet de mutualisation ne s’arrête pas là : actuellement, un paysan boulanger se teste sur sa ferme. Ce dernier s’occupe des cultures d'Emmanuel dans la rotation et renouvelle les prairies. L'agriculteur hôte, souhaiterait continuer d’accueillir d’autres professionnels. Pour que le projet grandisse sans encombre, il a suivi la formation « s’associer sereinement » avec le Réseau des CIVAM normands.

Le bon réflexe : s’informer et se tester avant de mutualiser la ferme

La mutualisation peut être complexe. Il faut d’abord définir son projet, ses objectifs et la forme qu’il va prendre : la ferme deviendra-t-elle un GAEC ? Y aura-t-il un partage ou non des rotations, du matériel, du bâti, du temps de travail ? De même, les relations entre les différents partenaires doivent être testées. Il faut apprendre à s’organiser ensemble. Différents outils peuvent être mobilisés en amont : le salariat, le bénévolat, le stage parrainage, le test agricole…

Vous souhaitez en savoir plus sur la mutualisation d’une ferme ? Mélanie Gracieux est à votre disposition : ou 02 32 70 43 57.