Retour sur notre formation « s’associer en agriculture »

En quelques mois, ont eu lieu 2 sessions de la formation « S’associer sereinement dans le cadre de son activité agricole ». Seize agriculteurs et futurs agriculteurs ont ainsi pu échanger au sujet de la mise en œuvre de leur projet commun.

Lors de la première journée, pour se mettre en jambes, l’intervenant, Valentin Hillairet, accompagnateur de collectifs agricoles au CIVAM du Finistère, a proposé aux participants de répondre à une question originale : « Comment être sûr que cela se passe mal, d’échouer dans le projet commun ? ». En prenant la question à l’envers, les participants ont ainsi pu définir les moyens à mettre en œuvre pour assurer le « bon » fonctionnement de leur collectif : prise en compte des besoins de chacun, socle de valeurs communes, projet commun clair et partagé par tous, organisation formalisée et fonctionnelle, moyens de communication efficaces….

Lors de cette même journée, les participants ont également défini les contours de leur collectif en en identifiant les membres. En effet, bien qu’une structure juridique fixe les membres légaux de l’entreprise, il est important de clarifier les réelles parties prenantes, qui interagissent avec le projet. Cela permet d’échanger sur leur influence potentielle et d’anticiper les évolutions futures.

Lors de la seconde journée, Valentin a proposé d'axer les échanges sur la communication, la gouvernance et la gestion des conflits. Certains participants se sont mis en situation, à travers un jeu de rôle, de devoir prendre une décision importante pour leur entreprise fictive. Ils ont pu analyser leurs échanges et identifier ce qui ne leur a pas permis d’aboutir à un consensus de décision. De plus, un point spécifique a été fait sur le règlement intérieur, son importance dans les collectifs agricoles et ses éléments constitutifs.

Durant la troisième journée, les participants ont pu écouter le témoignage d'Yvan, éleveur manchot : il s'est associé avec Arnaud, qui est devenu fromager sur la ferme laitière. Pendant cette journée, les participants ont aussi pu faire un point sur leurs craintes vis-à-vis de l'association et les partager avec leur futur associé.

D’autres facteurs-clé de l’association ont également été travaillés durant ces trois journées : répartition des tâches, organisation de temps de régulation, notion de leadership…

Pour résumer, si les membres du collectif savent qui appartient au groupe, s’ils savent comment prendre les décisions, et se donnent du temps pour échanger et prendre des décisions, ils sauront avancer et s’adapter.