Victoria LEFRANCOIS, en polyculture-élevage avec son père Bruno, 60 VL, en conversion bio - Ouainville (76) - Pays de Caux - 13 ha de prairies accessibles aux VL, et bientôt 26 ha accessibles. Du Lablab dans le maïs et des cultures légumières de plein-champ.

 

ferme lefrancois 2« Cela fait plusieurs années que je réfléchis à la conversion bio, pour mon avenir et ma santé. On a passé le pas en avril 2019 pour les terres.  C’est donc notre année de transition, entre les deux conduites.

On avait déjà un bon système parcellaire de prairies, avec 13 ha pâturés par les VL, mais nous allons doubler la surface accessible, pour atteindre 26 ha, soit 43 ares pâturées/VL. 

Avec nos 26 ha de prairies temporaires de 4-5 ans, on aura peut-être trop d’herbe. Mais je préfère, dans un contexte de changement climatique, quitte à faire des stocks sur pied comme on l’a vu lors d’une visite à Brémontier. Je veux les faire pâturer le plus tard possible, jusqu’au 25 décembre si c’est possible. On verra selon la portance et la pousse d’automne.

La surface de maïs va diminuer, avec seulement 5 ha l’an prochain contre 20 jusqu’alors. Il sera remplacé par de l’herbe, des méteils ensilés ou enrubannés, et des méteils grains.

En mai dernier, nous avons semé 1 ha de Lablab (variété Rongaï) dans le maïs. [Une légumineuse qui grimpe comme un haricot sur le maïs et apporte des protéines dans la ration.] Il a été semé dans l’inter-rang, donc on a eu du mal à désherber les chénopodes car on n’était pas équipé d’une bineuse. L’année prochaine, on sera mieux équipé, on ne refera pas les mêmes erreurs : on pense le semer sur le rang, pour pouvoir le biner facilement. J’attends les résultats d’analyse, mais on devrait mettre du Rongaï partout l’an prochain.

En ce moment, les vaches produisent 24-25 l /jour. Elles pâturent un couvert trèfle, pois, colza et ray-gras, qu’elles adorent, bien que les gousses du pois soient formées. On complète avec du maïs, de l’enrubannage et du foin. On a gagné environ 3 litres/VL depuis qu’elles sont dans le couvert, c’est pas mal.

On a aussi fait 30 ares de carottes en 2019, et on pense développer le maraîchage de plein champ en passant à 1 ha de cultures légumières (carottes, panais, endives ?). Dans notre futur système bio, on garde le lin, l’orge, les betteraves fourragères, et un hectare d’épeautre pour le concentré des veaux (qu’ils adorent). »

mais lablab